La Commission de suspension et de retrait de permis de conduire a tenu sa session ordinaire du mois de juillet, le jeudi 30 juillet 2026, dans la salle de conférence de la Direction Générale des Transports et de la Circulation, au 16ᵉ étage de la Tour E à Abidjan-Plateau.
Organe consultatif chargé d'apprécier les responsabilités administratives des conducteurs impliqués dans des accidents de la circulation, la Commission se distingue par sa composition plurielle et interministérielle. Elle réunit des représentants des ministères en charge de la Défense, de l'Intérieur et de la Sécurité, de la Santé, des Transports et des Affaires maritimes, de la Justice et des Droits de l'Homme, ainsi que des représentants de la société civile. Cette diversité garantit une analyse contradictoire, objective et équilibrée des dossiers, prenant en compte à la fois les impératifs de sécurité routière, les considérations juridiques, les aspects sanitaires et l'intérêt général.
Au cours de cette session, les membres de la Commission ont examiné quarante et un (41) dossiers d'accidents de la circulation, dont quatorze (14) accidents mortels, douze (12) accidents corporels et quinze (15) accidents matériels ou autres. Les accidents analysés ont causé quatorze (14) décès et cinquante-trois (53) blessés.
À l'issue des délibérations, la Commission a prononcé des sanctions administratives à l'encontre de trente-quatre (34) conducteurs. Parmi eux, vingt-deux (22) ont fait l'objet d'une suspension ferme de leur permis de conduire pour des durées comprises entre trois (3) mois et cinq (5) ans, tandis que quatre (4) conducteurs ont écopé d'une suspension avec sursis de trois (3) mois. En outre, six (6) conducteurs étaient absents lors de leur convocation et huit (dossiers ont donné lieu à une restitution de permis, conformément aux dispositions réglementaires en vigueur.
À l'ouverture des travaux, le Président, M. Oumar Sacko, par ailleurs Directeur Général des Transports Terrestres et de la Circulation, a appelé chacun à jouer sa partition dans la sensibilisation et la lutte contre l'incivisme. Il a insisté sur le fait que la sécurité routière ne saurait être l'affaire d'une seule institution.
Ministère des TransportsÂ
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