La 8ᵉ édition de la Conférence mondiale des héritiers du patrimoine culturel immatériel (WICHIC 2026), tenue du 17 au 20 juillet à Pékin sous les auspices des Nations Unies, a marqué un tournant majeur dans la coopération sino-africaine. Au-delà de la préservation du patrimoine et de la transmission des savoir-faire ancestraux, cette rencontre internationale a ouvert de nouvelles perspectives économiques et industrielles pour la Côte d’Ivoire.
Au cœur des principales retombées de ce sommet figure la consolidation de la feuille de route « Africa Green Mobility 2030 », présentée comme une avancée significative pour le développement de l’industrie automobile ivoirienne. Ce programme prévoit notamment l’acquisition de 5 000 véhicules à faible impact environnemental, ainsi que l’implantation en Côte d’Ivoire d’une usine d’assemblage automobile utilisant les technologies SKD/CKD (Semi Knock Down / Complete Knock Down).
À travers ce projet, la Côte d’Ivoire ambitionne de renforcer son positionnement comme hub régional de la mobilité durable, en combinant transition écologique, industrialisation et création d’emplois. Pour les promoteurs de l’initiative, ces engagements constituent l’une des concrétisations économiques de la diplomatie culturelle déployée à Pékin, où la valorisation du patrimoine a été mise en relation avec les enjeux de souveraineté économique et de développement industriel.
Co-organisée par l’Initiative Africa55Durable, l’OFECFC et le RCEEDAO (Réseau des Chambres des experts européens – Département Afrique de l’Ouest), la WICHIC 2026 a pris une dimension particulière avec la tenue de ses sessions solennelles au prestigieux Palais du Peuple de Pékin. Les travaux ont été co-présidés par l’Ivoirien Ousmane Diakité, président fondateur d’Africa55Durable et vice-président du RCEEDAO, et Bernard Sok, président de l’OFECFC. Depuis cette tribune d’exception, les deux responsables ont plaidé en faveur d’un modèle de co-développement fondé sur le respect des souverainetés, la valorisation des identités culturelles et le renforcement des partenariats économiques entre l’Afrique et ses partenaires internationaux.
La dimension culturelle a également occupé une place importante au cours de cette mission. La délégation ouest-africaine a été accueillie avec les honneurs au Zhongyitang Art Center et au Musée Jiangxin, sous la direction de Wang Lei. Les participants ont pu apprécier l’excellence de l’artisanat traditionnel chinois, notamment les cloisonnés et les émaux peints présentés par des maîtres-artisans d’élite, parmi lesquels Maître Wang Hui.
En signe de fraternité et de rapprochement entre les deux continents, des pièces uniques en porcelaine émaillée ont été remises à Ousmane Diakité. Le siège mondial de la WICHIC a, pour sa part, décerné des distinctions d’honneur à plusieurs acteurs engagés dans la sauvegarde et la transmission du patrimoine culturel immatériel. Cette convergence entre culture, diplomatie et économie s’inscrit dans la vision portée par l’Initiative Africa55Durable, qui entend faire du patrimoine un levier de coopération et de développement durable.
En marge du sommet, l’Initiative Africa55Durable a également réaffirmé son alignement sur l’Appel Républicain de la Concorde pour l’union sacrée, apportant son soutien à la candidature du binôme présenté comme celui du Prix Nobel de la Paix Alassane Ouattara – Laurent Gbagbo.
À travers cette participation à la WICHIC 2026, les promoteurs de l’initiative entendent ainsi illustrer une nouvelle approche de la coopération internationale, dans laquelle la richesse du patrimoine culturel se conjugue avec l’ambition industrielle et la souveraineté économique. De Pékin à Abidjan, cette dynamique ouvre, selon les organisateurs, un nouveau chapitre du co-développement sino-africain, fondé sur la coopération économique, la transition écologique et la durabilité mondiale.
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